Cefalu

Ce qui frappe d’emblée l’imagination du voyageur qui arrive à Cefalù, c’est le roc, la « rocca » à laquelle la ville est adossée, s’étendant sur une étroite bande de terre et de sable entre l’à-pic et la mer. Cefalù, c’est le plaisir de suivre les petites rues qui, toutes, se déterminent par rapport à ces deux voisins omniprésents, soit pour se faufiler entre la mer et la montagne, soit pour descendre de l’une et se jeter dans l’autre.

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Cefalù, perle bleue de la Sicile

Cette situation unique confère à Cefalù sa beauté et sa richesse. C'est la "rocca" qui, par sa forme, lui donne son nom : dès sa fondation par les Grecs au Ve siècle av. J.-C., ils l'appellent Kephaloidion, la "tête", progressivement raccourci en "Cefalù". Paradoxalement, de la période antique, la ville a gardé peu de choses : un très antique temple dédié à Diane, datant de la période pré-hellénique, et des restes d'une voie romaine et d'une basilique paléo-chrétienne sous l'actuel Duomo. Après la chute de l'Empire romain, la ville subit les invasions barbares avant que la Sicile ne soit intégrée dans l'Empire Byzantin, au Ve siècle ap. J.-C. Elle reste byzantine jusqu'aux invasions arabes du IXe siècle. Libérée au XIe siècle par les Normands, elle se couvre alors de ses plus beaux monuments, et bien évidemment de son magnifique Duomo. C'est le roi normand de Sicile, Roger II, qui décide de construire à Cefalù une cathédrale dédiée au Christ, en tant que très saint Sauveur (Santissimo Salvatore), à la suite d'un vœu : selon la légende, lors d'un naufrage, il lui aurait adressé ses prières. Miraculeusement échoué sur la plage de Cefalù, il s'est bien sûr acquitté de sa promesse. Les habitants de Cefalù témoignent encore de cette dévotion lors de cérémonies cultuelles qui s'étalent sur trois jours en août, du 4 au 6. La fête culmine le 6, jour commémorant la Transfiguration du Christ, avec, notamment, l'organisation du jeu de la "Ntinna a mari", épreuve qui consiste pour les participants à attraper un drapeau sur un tronc enduit de graisse et disposé au-dessus de la mer. C'est bien sûr le buste du Christ Pantocrator, réalisé en mosaïque sur la semi-coupole de l'abside, qui domine l'ensemble de la décoration de la cathédrale. Mais elle est aussi remarquable par son architecture romane aux influences arabes, et par sa façade, flanquée de deux tours normandes couronnées de clochers, et précédée d'un portique du XVe siècle. Dominée en arrière-plan par les 270 mètres de la "rocca", elle laisse une impression de majesté au spectateur qui la contemple depuis une terrasse de café, sur la Piazza del Duomo.

Car un séjour à Cefalù, c’est aussi la douceur de la Sicile.

Ici, pas de tourisme marathon pour visiter le plus possible de monuments ou de musées, la ville toute entière est une invitation à la promenade et à la découverte. Le plaisir des sens, en Sicile, c’est d’abord le plaisir des yeux, le bleu de la mer et du ciel, la lumière qui jaillit au débouché de la petite ruelle, tendue de cordes à linge, où l’on est descendu à l’hôtel.
C’est aussi le dialecte sicilien, presqu’une langue à part entière, plus rugueuse que l’italien mais en accord avec ce paysage resté sauvage et beau. Ce sont surtout les parfums et les saveurs. 

L’art de vivre

Avant même d’aborder la richesse de la cuisine sicilienne, laissez-vous chatouiller par les agrumes, omniprésents dans les petites échoppes des quartiers populaires, les oranges, mandarines et clémentines que les Siciliens aiment déguster encore un peu verts, piquants et déjà gorgés de sucre.
Deux fruits secs leur disputent pourtant la vedette : l’amande et la pistache, que l’on trouve dans tous les plats, salés ou sucrés.
Impossible également, lors d’un voyage à Cefalù, de ne pas rendre un hommage culinaire à ce couple mythique de la cuisine sicilienne : l’aubergine et la ricotta, qui sont notamment les ingrédients de base des pâtes « alla norma ».
Découvrez enfin l’extraordinaire variété des poissons et fruits de mer en flânant sur le marché : thon rouge et « pesce spada » (l’espadon, ou « poisson-épée »), poulpes, calmars et encornets, anchois et sardines se partagent les étals comme les menus des restaurants, parfois simplement grillés ou en salade, et cela suffit pour se régaler. 
Ce serait pourtant une grave erreur de croire qu’ici on se contente de la saveur brute des produits, car à Cefalù il est un domaine culinaire que l’on prend au sérieux : la pâtisserie. On est surpris, d’abord, d’y découvrir l’omniprésence de l’amande, de la pistache et surtout de la ricotta.
Pourtant, c’est elle qui fait toute l’originalité des deux spécialités les plus appréciées : les « cannoli siciliani », petits rouleaux de pâte frite fourrés de ricotta et de fruits confits, amandes, pistaches, chocolat… et la « cassata », une génoise fourrée, encore une fois, de ricotta et de fruits confits, et recouverte d’un glaçage de pâte d’amande.
Un tel délice qu’on en oublierait presque les autres douceurs sucrées de Cefalù, les glaces et la granité.  Muni de tous ces avertissements, on peut donc entamer sereinement son voyage à Cefalù : prendre le temps de discuter à l’hôtel et de s’y faire indiquer les bonnes adresses de pâtisserie, les épiceries qui vendent les meilleures agrumes, le restaurant qui propose la meilleure recette de pâtes à l’espadon, puis sortir et, plutôt que se précipiter au Duomo pour visiter, prendre le temps de flâner dans les rues.
On essaiera par exemple, au cours du séjour, de se trouver dehors en début de soirée, pour assister à la « passeggiata », ce moment où, à l’approche du repas du soir, toute la ville se trouve dehors pour se promener, discuter avec ses voisins, parcourir la rue et y rencontrer ses amis.
On ne fait pas du tourisme à Cefalù comme à Rome, on n’y vient pas pour visiter « au kilomètre ». On voyage pour prendre son temps, profiter à la fois des plages et de l’architecture sacrée, de l’hospitalité sicilienne et de la grande histoire, de la pâtisserie et de la beauté sauvage des paysages.
Un séjour à Cefalù, c’est sortir tous les matins sur le pas de la porte de l’hôtel en se demandant où l’on va déguster un vrai espresso italien et une brioche sucrée pour commencer la journée.  Cefalù, c’est en fait l’endroit idéal pour faire du tourisme autrement.