Pise

Il suffit d’une silhouette pour évoquer Pise : une tour penchée, un détail qui semble presque anecdotique dans le foisonnant paysage du tourisme toscan, et dont on se demande s’il justifie le voyage. Visiter une tour ? C’est méconnaître Pise. Plus modeste que Florence, à la fois dans ses dimensions et dans ses prétentions, la cité maritime est un lieu de voyage prisé, certes, des touristes du monde entier mais aussi des Italiens eux-mêmes, qui aiment venir y passer un week end dans un petit hôtel au calme. Le lieu idéal pour découvrir la Toscane autrement, entre séjour culturel et circuit dans la plus belle région d’Italie.

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Pise, bien plus qu'une tour penchée

Le charme de Pise viendrait-il d’abord de ses origines mystérieuses ? Il est impossible de savoir de quand date sa fondation, même si on y a retrouvé une nécropole étrusque. Alors que la plupart des cités italiennes connaissent le déclin entre la fin de l’Antiquité et la fin du Moyen Âge, il n’en est rien pour Pise, qui appuie sa puissance sur la mer, en fournissant notamment des bateaux pour les croisades.

L’histoire et l’architecture

De cette histoire « à contre-temps », on retient aussi que la fin de sa puissance intervient au XIIIe siècle, lorsqu’elle est vaincue par sa rivale, Gênes, et doit peu à peu se soumettre au pouvoir florentin.  Si on pense évidemment à la fameuse tour penchée lorsqu’on évoque Pise, c’est une erreur de croire qu’elle est le seul attrait de cette puissante cité maritime. La tour n’est que le campanile d’un ensemble architectural plus vaste, parfois appelé Piazza dei Miracoli, comprenant également le Duomo (la cathédrale), le baptistère et le Campo Santo (le cimetière monumental). Commencée en 1063, la construction de ce magnifique ensemble est financée par le butin ramené la même année du sac de Palerme, reprise aux Sarrazins.  La cathédrale est l’exemple emblématique de l’art pisan, où l’architecture romane se teinte d’influences byzantines.
L’extérieur, qui alterne marbre clair et sombre, est conçu comme un reliquaire. C’est particulièrement évident lorsqu’on contemple la façade : pensée comme une pièce d’orfèvrerie, elle se distingue par ses quatre galeries en loggia qui creusent le mur en profondeur, derrière de fines colonnes, et permettent tout une gamme de jeu de lumière en fonction de l’ensoleillement.
A l’intérieur, le cul-de-four de l’abside s’orne d’une splendide mosaïque du Christ en majesté, œuvre de Cimabue achevée en 1302.
Mais l’œuvre la plus remarquable est sans doute la chaire sculptée à la même époque par Giovanni Pisano, représentant entre autres une série d’épisodes de la vie du Christ : là, le sculpteur atteint un sommet dans l’expression de ses personnages, adoucissant les lignes précises du style gothique mais en en gardant la vivacité et la précision. 
Et que dire du reste de l’ensemble ? Outre la tour, dont l’inclinaison est due à la présence en sous-sol de deux nappes phréatiques, mais qui abrite sept cloches, car sa fonction première était d’être le campanile de la place, il faut mentionner le baptistère, le plus grand d’Italie, et visiter sa superbe coupole pyramidale.
La loggia qui le ceint fait le lien architectural avec le Duomo.
Enfin, il y a le Camposanto. A l’origine, c’est un cimetière dont la terre fut amenée du Golgotha en 1149, au retour de la deuxième croisade.
Puis, on commença à y construire une église, mais en cours de construction on décida que ce long bâtiment gothique resterait un cimetière, voué à recueillir les dépouilles des habitants de la ville les plus illustres. On y a aussi installé des sarcophages d’époque romaine et étrusque. L’arcature du cloître semble une véritable dentelle de pierre, bijou de précision et de délicatesse. Mais surtout, les murs sont ornés de fresques réalisées entre les XIVe et XVIIe siècles.
Détruites par un incendie causé par la chute d’une bombe en juillet 1944, elles ont ensuite été déposées et ont révélé les dessins préliminaires, les sinopies, aujourd’hui conservés dans un petit musée. Longuement restaurées, on peut aujourd’hui à nouveau les contempler, en particulier le magnifique « Triomphe de la Mort », attribué à Buffalmacco, et le cycle d’épisodes bibliques dû au talent de Benozzo Gozzoli. 
Et pourtant, Pise ne se résume pas – non plus – à la Piazza dei Miracoli !
Que dire encore du monumental « Tuttomondo », la fresque de Keith Haring qui orne la façade arrière du couvent de l’église Saint-Antoine ? L’artiste a tenu, quelques mois avant à sa mort, à y représenter tous les êtres à même de peupler un monde en paix.

L’art de vivre

Pourtant, loin d’être une ville-musée, Pise est restée une cité populaire, qui accueille chaleureusement tous ceux que leur voyage amène ici, pour un circuit de quelques jours ou un week end en amoureux. Son cœur bat sur la piazza delle Vettovaglie, à l’emplacement du marché. C’est là que les Pisans se donnent rendez-vous pour boire un verre du célèbre Brunello di Montalcino, de vino nobile de Montepulciano ou de Vernaccia de San Gimignano pour les amateurs de vins blancs.
Pise est tournée vers la mer, et sa tradition culinaire lui fait la part belle : le plat typique est ici la bavettina, soupe de poissons où l’on ajoute de petits spaghettis, mais la soupe de palourdes est également réputée. La région alentour donne à cette cuisine rustique ses plus beaux produits : le maïs, la châtaigne, les champignons parmi lesquels, bien sûr, figure la truffe, mais aussi les pois chiches et les haricots blancs, des incontournables des tables d’Italie du Nord. 
Trouver un petit hôtel pour un week end à Pise, c’est le début d’une expérience riche, mêlant en quelques heures la grande histoire, la contemplation du sublime, et le ravissement des sens.
Un séjour plus long, qui permettra au voyageur à faire un petit circuit dans la campagne pisane, sera l’occasion de découvrir le Parc naturel Migliarino San Rossore, havre de paix pour les amoureux de la nature qui pourront y observer les oiseaux sur la lagune. Particulièrement propice au tourisme culturel comme à l’agritourisme, la région propose de nombreux types d’hôtel ou de pension qui feront le bonheur de chacun.

Le climat toscan

Peut être chaud l’été, y est tempéré par le voisinage immédiat de la mer.
L’hiver peut y être froid ou pluvieux, mais même si ce n’est pas la saison idéale pour un séjour long, la lumière du soleil de février illumine magnifiquement l’architecture pisane.
Le printemps et l’été sont bien sûr les saisons les plus favorables au tourisme et permettent de visiter la ville sous le soleil, et de découvrir la campagne toscane verte sous le blé en herbe.