Le repas italien traditionnel respecte un protocole précis : antipasti (entrée ou hors-d'œuvre), primo piatto (premier plat, généralement composé de pâtes, risotto ou polenta), secondo piatto (second plat, de viande ou poisson) et contorno (légumes ou salade), puis dolce (dessert). Il faut comprendre que les pâtes représentent un plat à part entière, et non un simple accompagnement. Rassurez-vous, au restaurant, vous pouvez choisir un seul plat selon votre appétit.
Véritable institution, en Italie le café est un art de vivre. Il en existe de toutes sortes : espresso, ristretto, macchiato, freddo (froid en été), corretto (avec une touche de grappa)... Les Italiens le dégustent debout au comptoir et d’une traite ! Un conseil, si vous voulez éviter de passer pour un touriste, le cappuccino est à proscrire après 11h du matin !
Le petit déjeuner (colazione), souvent rapidement pris au bar, se compose d’un café ou d’un cappuccino, accompagné d’un cornetto (sorte de croissant brioché garni de confiture, de crème ou de chocolat). Le déjeuner (pranzo) se déroule généralement entre 12h30-13h (dans le Nord) et 14h (dans le Sud). Enfin, pour le dîner (cena), le service commence vers 19h30, voire 21h en été et dans le Sud de l’Italie.
Très apprécié par les Italiens (et les touristes), le fameux aperitivo est un rendez-vous convivial au bar ou au restaurant sur les coups de 18h. Le principe : vous payez vos consommations et l’accès au buffet de hors-d’œuvre est gratuit.
De l’œnothèque confidentielle au restaurant étoilé, le voyage culinaire se montre particulièrement vaste. Les petites trattorias, même celles qui ne paient pas de mine, sont en général d’un bon rapport qualité-prix et proposent souvent un menu aux environs de 15 €. À savoir aussi, malgré son coût raisonnable, le vin de la maison (vino della casa) est d’ordinaire de bonne qualité.
En Italie, la carafe d’eau n’existe pas (l’eau du robinet n’a pas le droit d’être servie dans les restaurants italiens). Toujours payante, l’eau est servie en petite ou grande bouteille, entre 2 € et 5 €, plate (naturale) ou gazeuse (frizzante).

La variété des traditions culinaires s’observe jusqu’au niveau des villes. Quel exercice de style (à nouveau !) que de présenter la gastronomie d’un pays comme l’Italie ! Dans l’ensemble, les piliers de la cuisine transalpine sont des ingrédients simples et authentiques, issus de la terre, assaisonnés d’une excellente huile d’olive, d’ail, d’épices ou d’herbes aromatiques.
Salaisons raffinées et tendres viandes constituent également les ingrédients de toute bonne recette. Du lampredotto (sandwich aux tripes) en Toscane, qui tire ses origines des mets paysans, au carpaccio de bœuf inventé à Venise pour une riche cliente, en passant par les desserts à base de chocolat du Piémont, où le beurre de cacao fut créé, l’Italie est une mosaïque de spécialités à découvrir.
Tant la mer que la montagne et les plaines verdoyantes offrent de bonnes surprises en matière de gastronomie. Pasta (al dente, bien sûr), risotto, pizza, foccacia, osso buco, arancini, bresaola, truffe, polenta, gelati, parmigiano, mozzarella, gorgonzola… Arrosés de Montepulciano, Lambrusco, Chianti, Limoncello, Vin Santo, Prosecco… L’Italie, un pays qui se visite autant qu’il se savoure.
Une taxe pane e coperto (pain et couvert) peut être ajoutée à la note du restaurant, bien que bannie dans plusieurs municipalités (dont Rome).
Dans les restaurants, si le service n'est pas inclus, prévoyez un supplément de 15 % du montant de l'addition. Dans les autres cas, le pourboire n'est pas obligatoire.
Le service dans les restaurants et les hôtels peut parfois paraître moins efficace que dans d'autres pays, notamment dans les régions méridionales de l'Italie.